mercredi 25 août 2010

Le pont prise 2

Je devrais dire que je n'aurais pas osé franchir sans l'insistance de ce cher Bill. Je ne regrette pas cette décision parce que je ne connais pas encore beaucoup de mes amis qui ont foulé le tapis vert de Saint-Andrews où les allées ressemblent davantage à des verts. Je n'insisterai pas sur l'état des verts sur lesquels j'aurais certes pique-niqué.
Le long du 18e, ce que la télé ne nous montre pas parce que la foule cache les façades, c'est l'enfilade de boutiques de golf qui bordent le terrain. À regarder seulement parce que les prix défient toute logique.
Autre déception, l'allée du trou no 1 et celle du 18e trou ne forment qu'une immense terrasse sans grands  obstacles. Même moi j'aurais pu m'élencer sans perdre ma balle mais en criant plusieurs fore pour prévenir les audacieux qui se seraient aventuré sur l'allée voisine.
Voilà donc pour ce qui est du premier temple... Celui de la richesse moderne où le Club House n'accueille que le gratin du gratin...

Les temples de Saint-Andrews

Lundi, c'était jour de pélerinage pour moi. Direction Saint-Andrews où l'on trouve de multiple temples, certains dans un état impeccable, d'autres dans un état lamentable.
Ma première visite s'est portée sur le temple du golf, Saint-Andrews a acquis sa réputation internationale plus par la présentation du British Open que par tout autre monument. Je me suis tout de suite souvenu du célèbre pont du 18e trou que franchissent allègrement les participants au prestigieux tournoi. Selon mon guide Bill McIntosh, Saint-Andrews a une réputation surfaite et lui préfère de loin le parcours de Canousty qui présente un meilleur challenge.
Voilà le pont que je n'ai pas osé franchir...

samedi 21 août 2010

L'histoire et la suie


On a l'impression en marchant dans les rues d'Édinburgh de parcourir les corridors d'un musée. Les murs couverts de suie, séquelles de décennies de chauffage au charbon, ajoutent un caractère vieillot à ces bâtiments historiques. Les murs conservent les innombrables histoires dont ils ont été témoins au fil des siècles. Aujourd'hui la plupart de ces bâtiments de pierre affichent les noms des sociétés qui s'en sont porté acquéreur.
Les tours de ville qui sont offerts par plusieurs compagnies d'autocar se faufilent dans les quartiers historiques et font une petite incursion dans quelques tentatives de modernismecomme le parlement d'Édinburgh, la capitale de l'Écosse. Tout au long du parcours, nos yeux s'ébahissent devant un vieux château qui domine encore la ville, devant des monuments ciselés avec une précision presque maniaque, ou devant une enfilade de toits hérissées de vieilles cheminées.
J'ai fait deux fois le tour de la ville du haut d'un de ces autobus à deux étages pour découvrir ce qui m'avait échappé.
Ah oui, je n'ai pas oublié mais il se fait trop tard pour en parler ce soir. Mais Édinbourgh est le théâtre, à chaque année, d'un remarquable festival consacré aux arts.

vendredi 20 août 2010

Sous les ponts de Perth

C'est finalement sous un soleil radieux que j'explore Perth. Une taverne devant laquelle une horde de jeunes fument leur cigarette rappelle l'universalité de certaines pratiques grégaires de l'humain. Je suis en fin d'après-midi ici et les commerces ferment. Pas de vendredi ouvert jusqu'à 21 h dans cette ville. Peu de feux de circulation non plus. Ici carrefours se franchissent par un rond point. La discipline des conducteurs m'épate. Pas ou peu de coups de klaxons et la priorité à droite se fait dans une remarquable harmonie.
Un jeune homme pêche sous un pont. Scène balale si ce n'était de la nature de ce pont de pierre avec de magnifiques arches dont ne semble pas faire de cas notre pêcheur. J'y passerai pourtant une demie heure à essayer d'en saisir tous les angles. Au cours de ma marche à travers les rues et ruelles de Perth, je croiserai peu de gens sauf des automobilistes qui rentrent à la maison l'air blasé d'une semaine de travail qui cède la place au week end.
J'ai bien hâte de vivre l'atmosthère de fête d'Édinburgh et de son festival international. Vivement des visages radieux illuminés par la perspective d'un week end de célébration.

Enfin l'Écosse

Une autre correspondance ratée à cause de pépins techniques, un détour par Amsterdam plus tard, me voici enfin à Édinburgh et à Perth. Édinburgh j'y suis demain pour apprécier le festival qui s'y déroule. Un festival connu mondialement même si moi je n'en savais rien. C'est sans doute pour cette raison que je suis ici, pour découvrir.
Par contre, j'ai fait la connaissance de Perth hier. Une timide première rencontre et j'y retourne cet après-midi. Ici, un ciel parsemé de petits nuages innofensifs se transforme comme par enchantement par un ciel d'orage. Ce matin, départ raté vers le centre-ville et une douche bien en règle cadeau de dame nature.
À suivre...

mardi 17 août 2010

Départ en ricochet

L'aéroport de Plattsburg offre une dimension humaine. Petit terminal où tout brille encore, murs, tapis, chaises. Sur le tarmac, de la place pour quelques avions sans plus. Pas de resto, quelques machines qui offrent les friandises habituelles, chips, chocolet, liqueurs douces. Le stationnenement gratuit donne sur une entrée double qui ressemble davantage à celle d'un hôtel qu'à un aéroport.
Une quinzaine de personnes sont dispersées dans la salle d'attente et respectent un silence monastique. Faut dire que les portables, les ipad et autres gadgets électroniques ne portent pas au dialogue.
J'attend mon premier vol d'une série de trois qui me feront survoler une partie de l'est américain. De Boston, je ricoche vers Philadesphie avant d'emprunter la route de Londres.
Le voyage s'annonce plus cahoteux que prévu. Premier retard qui me fait louper la correspondance de 18 h 30 vers Philadelphie. Semble-t-il que le vol de 19 h sur lequel on va me placer arrivera en temps voulu pour attraper la correspondance vers Heathrow. Un peu de jogging dans les corridors de l'aéroport de Phillie en perspective. Malheureusement, le 2000 mètres haies n'est pas ma discipline de prédilection.
Copyright Michel Cayer

mercredi 4 août 2010

Vivement la cantine

La coiffure hérissée de cette plante ne semble pas ralentir les élans de l'abeille qui entend bien se délecter de ses sucs.
Copyright Michel Cayer