lundi 30 août 2010

Problème de pois


...heureusement le poids de ma faute ne m'a pas valu l'expulsion du Shakespeare parce que j'ai mangé tous les pois verts dont le cuisinier avait si généreusement garni mon assiette.
Le pois vert, du moins dans les expériences culinaires vécus autant en Angleterre qu'en Écosse au cours des deux dernières semaines, occupe une place de choix dans le coeur et les papilles des sujets de sa majesté. Quand je dis des pois, oubliez les rachitiques Lesieurs No 2 qui flottent habituellement dans la sauce de nos hot chicken. Je doute d'ailleurs qu'au Québec nous ayons prévu  un numéro pour représenter l'illustre spécimen de la famille du Pisum sativum.
C'était la dernière chronique de la bouffe anglaise parce que demain, comme je mangerai dans les aéroports, le menu sera plus international, McDo, Subway et autres.
Copyright Michel Cayer

Dernier tête à tête


Dernier souper en tête à tête avec Londres ce soir et j'ai choisi le restaurant. Le Shakespeare que croyez-vous, c'est digne d'un de ses drame shakespearien la fin de cette merveilleuse rencontre. Pour noyer mon déserpoir, je me commande une London Pride, une bitter comme ils disent ici, parce qu'on le sait tous, la fierté anglaise est aussi connue que le plumpuding. Je me suis un peu égaré en commandant un poulet grillé et des frites, oh trahison pour les inséparables patates pilées qui accompagnent normalement ce plat...
Copyright Michel Cayer

Le metro et le train


Passer du metro au train se fait sans grincement de dents, avec seulement un tintement de monnaie parce que les deux systèmes, s'ils fonctionnent en harmonie, n'appartiennent pas au même réseau. C'est donc encore plus étonnant de constater que ça fonctionne. On pourrait rétorquer que le train et le métro vivent aussi un mariage heureux à Montréal, ce que je ne peux nier, sauf qu'ici les destinations sont infiniments plus variées.
Parti des Midlands ce matin, je suis arrivé à la mega station de Peddington une demie-heure plus tard pour prendre, à quelques enfambées de mon lieu d'arrivée, un metro qui m'a conduit à une autre station de train (Victoria) desservant celle-là l'aéroport de Gatwick d'où je pars demain. J'aurais pu expliquer tout cela en une phrase simple dans le style j'aime le metro, j'aime l'autobus mais aussi le train... train quotidien qui me mène partout. Mais je n'aurais pu publier deux photos...
Copyright Michel Cayer

Se remettre sur les rails

Une journée de rails aujourd'hui, plus de quatre heures, et je ne déraille toujours pas. Les Anglais déteignent sans doute déjà sur moi. Ils entretiennent en effet une relation intime avec les métros, les autobus et les trains. Faut dire que le transport en commun est magnifiquement bien rodé au pays de l'Union Jack.
Sans prétendre maîtriser parfaitement ce véritable labyrinthe sousterrain, je peux maintenant me targuer de pouvoir aller à peu près n'importe où sans me perdre. Difficile de s'égarer de toute façon dans ce dédale de galeries parce que le personnel, d'une politesse toute anglaise même si la plupart proviennent de différentes ethnies, semble connaître le réseau sur le bout de ses doigts. Comme à Montréal ou partout ailleurs au monde, l'important c'est de retenir le nom des dernières stations et les couleurs qui s'y rattachent. Il m'a fallu deux jours pour maîtriser ce concept. Plus lent que ça c'est la lobotomie...
Copyright Michel Cayer

dimanche 29 août 2010

Des toits pour des générations


Les maisons de pierre que l'on retrouve un peu partout dans la campagne anglaise sont saisissantes par leur charme et leur impression de solidité. Il s'agit plus qu'une impression en fait parce que plusieurs de ces maisons ont gracieusement résisté au temps. Les maisons centenaires ne se comptent plus ici. Leur charme tient en partie à leur toiture. Si au début elles me semblaient toutes plus ou moins semblables, après une petite inquisition, j'ai appris que les recouvrements de toits sont plus diversifiés qu'ils n'en paraissent. Il y a le toit d'ardoise que l'on connaît au Québec mais les propriétaires peuvent aussi choisir entre un revêtement d'argile ou de béton. Le plus impressionnant pour moi demeure le toit de chaume. Choix de la classe défavorisée au début, ce toit identifie maintenant les mieux nantis. Il peut en en effet coûter jusqu'à 15 000 livres pour faire refaire un toit de chaume. Et ce prix n'inclut pas une réfection complète du toit parce qu'une partie seulement, celle affectée par les caprices de la température, est changée. Avec les années, les toits de chaume peuvent atteindre une épaisseur impressionnante à cause de l'ajout de nouvelles couches.
Les Anglais trouvent assez drôle quand on leur parle de nos revêtements garantis pour 10 ou 15 ans. Eux savent qu'ils n'auront pas à s'en faire de leur vivant.
Copyright Michel Cayer

Une grange sous surveillance


L'histoire de cette grange n'est pas prète à être oubliée puisque le bâtiment a été cédé au National Trust of England créé en 1895. Cette association philanthropique a pour mission de préserver le patrimoine architectural de l'Angleterre et de l'Écosse menacé par l'industrialisation rapide du 19e siècle.
Le National Trust a donc entrepris de rénover la grange en 1978, ce qui incluait notamment la réfection du toit d'ardoise démonté complétement et réinstallé pour changer les pièces brisée ou abimées par le temps. L'intérieur de la grange tient plus de la cathédrale qu'à des granges typiques du Québec. Après tout, n'était-elle pas construite pour la puissante et riche Église catholique.
Copyright Michel Cayer 

Engranger la dime

La dernière partie de mon voyage se passe dans les Midlands, plus précisément dans la région du Worcestershire. En route vers la maison de Ian, mon hôte des deux prochains jours a été une grange. Une grange bien spéciale pr contre où l'Église entreposait la dime des paysans qui prenait souvent la forme de récoltes ou de bétail. L'église revendait ensuite les biens dont elle n'avait pas besoin...
Copyright Michel Cayer